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Rangs verts, chaînes bureaucratiques.
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Resistenza enoica Con i PIWI il futuro è in vigna, ma il mercato (ancora) non lo sa
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Résumé
Les raisins PIWI – de l'allemand PilzWiderstandsfähig, signifiant résistant aux champignons – ne sont plus une expérience marginale, quoi qu'en disent les derniers récalcitrants. L'agronome Nicola Biasi a mis des chiffres concrets sur ce que les viticulteurs observent dans leurs propres vignes depuis des années : là où la viticulture biologique traditionnelle peut exiger jusqu'à vingt traitements par saison, les variétés résistantes se contentent généralement de quatre ou cinq. Les producteurs de son réseau enregistrent des réductions de CO₂ d'environ 40 % et une baisse de 70 % de l'eau utilisée pour les traitements par rapport aux références conventionnelles. Rien de tout cela n'est sérieusement contesté à ce stade. La nuance la plus intéressante vient de Mario Pojer, de Pojer & Sandri dans le Trentin, un viticulteur qui a bâti sa réputation en tendant vers une viticulture sans traitement. Même lui ne prétend pas que le tableau est parfait. Des agents pathogènes secondaires – le black rot et l'anthracnose, qui étaient autrefois discrètement éliminés comme effet secondaire des pulvérisations systématiques contre le mildiou – ont commencé à réapparaître dans les parcelles PIWI. Pojer n'abandonne pas l'approche, mais il en repense certaines parties et souligne également que la cisgénétique est la direction vers laquelle il s'attend à voir évoluer les croisements classiques.L'article cartographie la situation assez soigneusement, bien qu'il ne pousse rien très loin. Gianni Tessari, un producteur de la région de Vérone, positionne le PIWI comme une réponse pratique pour les sites difficiles – terrains escarpés, zones humides, vignobles proches des écoles où la dérive des pulvérisations est un vrai problème. Il fait aussi ce qui est probablement l'observation la plus utile de l'article : personne n'a encore trouvé comment vendre ces vins. Bio ? Naturel ? Résistant ? Nommé par cépage ? La catégorie flotte encore sans foyer. Zanatta, œnologue chez Giusti Wine, souligne qu'une réduction de 80–90 % des traitements est un argument marketing écologique convaincant, mais affirme que les attentes traditionnelles continuent de faire obstacle. Martin Foradori Hofstätter est plus pragmatique – la plupart des consommateurs choisissent encore le vin par producteur ou par lieu, et non par un nom de cépage qu'ils n'ont jamais rencontré. Pendant ce temps, le Testo Unico del Vino italien continue d'exclure totalement les variétés PIWI des classifications DOC, une position qu'aucun autre grand producteur européen ne tient. La France a fait passer le Voltis en statut AOC expérimental. L'Espagne a autorisé une variété PIWI dans le cadre d'une appellation. L'Italie campe sur ses positions, et le marché, pour l'instant, semble faire de même.